10 septembre 2014 - Bankolé Boladji

DIGNITÉ ZÉRO pour ces politiciens vertueux de la république

Depuis 2007, l’avènement du président Boni YAYI au pouvoir au Bénin, des faits presque insolites se sont forgés et ancrés dans les mœurs de la société béninoise. Il s’agit des messes de remerciement. En effet, quand le président de la république nomme un fils d’une localité donné à la tête d’un ministère, d’une société d’Etat ou quand un agent de l’Etat connaît une promotion, il se voit le devoir de faire une messe d’action de grâce pour remercier le tout puissant et glorifier la bonté et de Dieu à travers son messie Boni YAYI.

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Boni Yayi, président du Bénin,

Ainsi chaque Week end, les lieux de culte deviennent un terrain politique pour ces nommés, ces heureux élus de la nation. Ces cultes sont médiatisés. La télévision nationale y consacre une section spéciale dans les éditions du journal télévisé. Plusieurs presses écrites font leur UNE parfois avec les mêmes titres.

Après ces séances de prière, les lieux publics de ces localités sont pris d’assaut pour des meetings géants. Des t-shirt, des casquettes et même de l’argent sont distribués presque tous les weekends end dans plusieurs localités du Bénin

Pire les heureux élus deviennent subitement des politiciens bons teints. Ils découvrent qu’ils ont des talents politiques cachés en eux et cherchent toute suite à évincer les autres leaders politiques de mouvance et l’opposition de leur localité. Ils deviennent également les avocats défenseurs des actions du gouvernement.

Mais à l’heure du bilan (s’il en a eu) ou quand le messie, le tout puissant, le chef de l’Etat décide de se passer de leur service alors deux situations se présentent.

Soit celui qui est limogé retourne aussitôt dans sa région et demande une messe pour remercier le chef

benoît-dègla, ancien ministre de l’intérieur

benoît-dègla, ancien ministre de l’intérieur

pour lui avoir placé sa confiance en lui durant ces périodes de grâces. Le limogé profite de l’occasion pour louer, glorifier et magnifier le messie à travers ses œuvres pour le pays espérant ainsi être vite repêcher au palais. Si le limogé a une grande capacité de mobilisation de la population de sa localité autour des œuvres du chef de l’Etat alors un poste lui est rapidement attribué au palais. Ils deviennent souvent des conseillers du président de la république. L’exemple le plus frappant est celui de Dègla Bénoît  l’ancien ministre de l’intérieur et même son successeur François Houessou.

Mais si le limogé n’est pas d’accord avec la façon dont il a été exclu ou éjecté du

Victor Tokpanou, ex-ministre de la justice

Victor Tokpanou, ex-ministre de la justice

gouvernement alors il devient un opposant. Ce reconvertit circonstanciel cherche par tous les moyens de ternir l’image du gouvernement. Il se prononce sur tous les faits de la société cherchant ainsi à assoir une base. Ces catégories de personnes sont nombreuses au Bénin. L’exemple le plus uillustratif est celui de Victor Tokpanou, ex-ministre de la justice.

Mais quelques questions méritent d’être élucidées.

  • d’où proviennent les fonds utilisés pour organiser ces messes et ces meetings de remerciement au Président Boni YAYI ?

  • Les messes et les meetings de remerciement au Président Boni YAYI ne sont-ils pas le nid de la corruption ?

A vos claviers donc chers lecteurs. Réagissez

Image: la presse du jour

 

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Bankolé Boladji
Titulaire d'un master en Agro économie. Je suis très passionné par les TICs. Je blogue sur les questions politiques et aussi les questions relatives l'agriculture et sécurité alimentaire.

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