1 juillet 2014 - Bankolé Boladji

JEUNESSE BÉNINOISE QUEL EST LE SENS DE TON ENGAGEMENT ?

Lorsque dans une société où plus de 60% de la population a moins de 25 ans et que la jeunesse attend encore des personnes de plus de 70 ans, le discours sur l’avenir de la nation, c’est que cette jeunesse pose problème.

L’activité politique n’a de sens que dans des combats réels au bout desquels on obtient des victoires réelles. Nos aînés qui se sont engagés en politique nous ont donné l’indépendance et la souveraineté internationale, la démocratie et les libertés publiques. Ce sont là, quelques victoires réelles que nous pouvons leur attribuer, que nous les aimons ou pas. C’est le lieu de rendre un hommage mérité à Louis HOUNKANRIN, Guy-Landry HAZOUNME, Albert TEVOEDJRE, Mathieu KEREKOU, Adrien HOUNGBEDJI, Bruno AMOUSSOU, Nicéphore SOGLO, Boni YAYI, Rafiath KARIMOU, Thérèse WAOUNWA, etc… Leur mérite est tout à fait grand dans le contexte qui fut le leur.
L’engagement politique de notre génération doit porter sur des problèmes concrets comme par exemple le désir des béninois de vivre et de vivre mieux.


Selon une certaine étude, la population béninoise va plus que doubler d’ici 2050. Comment nourrir cette population ? Satisfaire ces besoins en eau potable, en infrastructures scolaires (salles de classe, tables et bancs), en électricité, en internet, en lignes téléphoniques, en hôpitaux, en maternités, en WC, en gestion des ordures, en logement, en sécurité, sans oublier l’épineuse question de l’emploi, des centres de jeux ? Comment gérer leur stress ? Si 20 millions de béninois devraient avoir chacun une moto, par où vont-ils conduire ? Quelle politique de transport public envisageons-nous ? Les personnes du troisième âge quel sera leur sort ? Ces questions appellent des réponses concrètes. Que faisons-nous donc pour cela ?


Trouver des réponses à ces questions. Tel devrait être le sens de l’engagement de notre génération. Voilà les choses sérieuses sur lesquelles doivent porter nos réflexions. Mais, au lieu de cela, nous nous lançons dans des spéculations inutiles en agitant des bribes d’idéologie et des concepts politiques vaporeux et pompeux tels que NOPA, FA 2016, JBP 2026, Gouvernement virtuel, JCC, Alternative citoyenne… Ce n’est pas dans la guerre des initiatives que se trouve l’efficacité mais plutôt dans la concentration des efforts. L’action politique obéit à des lois précises que la jeunesse doit apprendre à maîtriser.

Nous avons besoin de rester concentrer pour faire face à notre destin, c’est-à-dire faire face aux défis de notre temps et arrêter de déblatérer sur les aînés et les rendre responsables de tous les maux dont nous souffrons. Au lieu de maudire l’obscurité nous ferions mieux d’allumer une lanterne. Allumer la lanterne suppose que nous ne devons pas prendre nos aînés en adversité mais plutôt faire d’eux des partenaires politiques car leur expertise et leur expérience sont très indispensables et nous devons en profiter pour ne pas avoir à les regretter quand ils ne seront plus avec nous.

Pour une révolution intelligente, Il n’est point besoin de s’agiter et de se transformer en martyr, le contexte ne s’y prête pas. Car ne l’oublions pas, comme l’a dit CHE GUEVARRA:« le devoir de tout révolutionnaire est de vivre »

Nous devons en plus de notre dynamisme associé l’intelligence et la réflexion à nos actes car les chantiers qui nous attendent sont grands et nul ne sera de trop dans la construction du nouveau Bénin.
C’est pathétique que des jeunes de moins de 30 ans à la recherche d’une notoriété virtuelle s’en prennent à des personnalités politiques de plus de 70 ans pour leur attitude face aux enjeux politiques d’aujourd’hui et de demain. La seule dictature à laquelle les jeunes doivent s’opposer aujourd’hui est celle du mal gouvernance, du chômage, de la misère et de la perte de l’espoir. Bref la dictature du mal être.

‘’Mon fils, si des mauvais garçons veulent t’entraîner, n’accepte pas ! S’ils disent : « Viens avec nous, embusquons-nous pour verser le sang ! Par plaisir, nous allons suspendre l’innocent ! Comme fait le séjour des morts, nous l’avalerons tout vif, tout entier, tel ceux qui descendent dans la fosse. Nous trouverons toutes sortes de biens précieux. Nous remplirons nos maisons de butin. Tu tireras ton lot avec nous car il n’y aura qu’une bourse pour nous tous ! », Mon fils ne chemine pas avec eux, évite soigneusement les ruelles où ils se tiennent ; car leurs pieds courent vers le mal.’’ (Proverbe 1-11 à 16).

Auteur: Comlan Hugues Sossoukpè

 

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Bankolé Boladji
Titulaire d'un master en Agro économie. Je suis très passionné par les TICs. Je blogue sur les questions politiques et aussi les questions relatives l'agriculture et sécurité alimentaire.

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