12 novembre 2013 - Bankolé Boladji

Béninois, il est temps de travailler et cessons de polémiquer

Depuis fort longtemps, les béninois ne font que parler de tout et de rien. Cela fait près de six mois on parle de révision de la constitution de 11 décembre 1991, de l’affaire Talon-YAYI et bien d’autres encore. L’objectivité  a déserté le forum. Et chaque politicien utilise la partie qui l’arrange pour s’adresser à son peuple (ceux qui l’écoutent).

Dans ce débat presque de monologue, les défis de développement qui nous attendent  sont énormes et mérite qu’on pense ou réfléchit maintenant. L’éducation, le transport, l’insertion ou la promotion des jeunes et la communication sont des défis immédiats qui faut relever.

Au 21ème  siècle les élèves, les écoliers  continuent de faire des cours dans des apatam, sous les arbres et sont exposés à toutes les intempéries (vent, pluie, chaleur)  de la nature. Ceci doit donner de l’insomnie à nos hommes politiques toutes tendances confondues.

L’état des routes doivent nous préoccuper mais si des efforts sont et continuent d’être faits dans ce sens. En connaissant d’où venait Rwandais avec son génocide, nous, béninois, ne peuvent pas se comparer à eux. La ville comme Kigali en matière de route n’est pas d’égale avec n’importe quelle ville du Benin.

Il est temps de travailler maintenant puisse que nous sommes classés parmi les pays les plus pauvres de la planète. Ceci doit être le souci de chaque citoyen. Nous ne devons pas attendre de notre pays mais nous devons apporter quelques de plus à la construction de notre pays.

Depuis des années où nous faisons la guerre de personne, les débats de personnes et que nous versons dans la passion qu’est-ce que cela nous a-t-il apporté dans ce pays ? La division entre les fils du même pays, de la même région, de la même localité de notre pays. Les mouvances  pensent et croient que le pouvoir est éternel tandis que les opposants se sentent marginalisés. Et on assiste à un débat de sous et de fou.

Au moment où nous faisons de la politique du fou, les autres pays même enclavés pensent le développement de leur pays et construisent leur pays ? Le cas du Rwandais est très frappant en matière du niveau de développement.

 Jean Philbert Nsengimana , The Minister of Youth and Information Communication Technology (ICT), of Rwanda

Jean Philbert Nsengimana , The Minister of Youth and Information Communication Technology (ICT), of Rwanda

Dans les orientations politiques, l’état Rwandais  a fait l’option de créer 20000 emplois de jeunes grâce aux Tics et l’agriculture. Les facilités sont données aux jeunes de créer, d’inventer et d’innover en application des Tics dans l’agriculture par exemple. L’Etat se charge lui-même de faire la promotion de ses jeunes à  n’importe quelle occasion. L’exemple palpable de promotion de la jeunesse rwandaise est la compétition Hackathon  organisée au cours de la conférence internationale ICT4Ag, le tremplin digitale de l’agriculture inclusive tenue le 4 au 8 novembre 2013 à Kigali .Mais où en somme nous au Benin ? Quelles sont nos politiques de la promotion jeunesse à l’interne et externe ?Parlons même de la propreté de nos villes économiques. Je ne vais décrire, par respect pour mon pays, l’état de nos villes, Cotonou, Porto Novo et Parakou mais je vais nous exhorter à s’inspirer des politiques des autres pays comme le Rwanda pour maintenir nos villes propres et  attractives. Les travaux communautaires de nettoyage sont nécessaires dans ce sens. Le Béninois doit cultiver la culture du Bénévolat. Il va du développement de notre pays.

source photo: http://ow.ly/qJ30l

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Bankolé Boladji
Titulaire d'un master en Agro économie. Je suis très passionné par les TICs. Je blogue sur les questions politiques et aussi les questions relatives l'agriculture et sécurité alimentaire.

affaire Talon-YAYI Benin / constitution beninoise / Kigali /

Comments

  • aidodey guillaume dit :

    où mettez vous les responsabilités?
    J’ai lu également tout votre monologue ,il relate un constat sans proposer des solutions pratiques
    seulement j’ai lu quelque part l’Etat rwandais à un point très important ;alors il n’y a à mon avis rien de nouveau ,et pour toute initiative ,il est impératif de s’arrêter pour faire le point et seul l’Etat crée le cadre institutionnel et propice pour l’éclosion de toute ambition sociale politique ,culturelle et ou économique

    mon avis

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